Lieu de séjour agréable par son climat méditerranéen, le village est entouré de 4 rivières : l’ARDECHE, la BEAUME, le CHASSEZAC et la LIGNE, toutes bien connues des amateurs de pêche, de baignade et de canoë-kayak !

Le village a beaucoup de charme avec sa vieille ville millénaire entourée de remparts parfaitement conservés et sa rue commerçante animée tout au long de l’année.

Ses deux brasseries et ses carrières donnaient au village de l’activité toute l’année. Cité de la pierre il y a un demi siècle à peine, il faut retenir parmi les ouvrages en pierre de Ruoms l’actuel Pont d’Avignon, les lycées de Nîmes et d’Alès, la fontaine de Pont-Saint-Esprit, le lycée et le théâtre de Montpellier ....

Autre témoignage d’un passé récent : les brasseries. Construites en 1876, elles ont connu leur apogée de 1900 à 1960.

Mais depuis 1967, on ne fabrique plus la bière de Ruoms (les brasseries face au pont sur l’Ardèche ont été converties en appartements) et on n’extrait plus guère la pierre (1 carrière en fonction à Labeaume).

En amont de la ville, sur la rive droite, l’Ardèche a creusé une profonde gorge dans une falaise rocheuse, taillée longitudinalement à mi-hauteur par une route se faufilant en aplomb de la rivière : les fameux « Défilés de Ruoms », une succession de tunnels et de voûtes impressionnantes.

 

 
 
L'église
Le pont sur l'Ardèche
Les remparts
     

 

L'occupation humaine commence dès la préhistoire, la région étant un pays de peuplement très ancien. Des poteries trouvées dans la grotte de BAUME-GRANAS (au petit bois) et la présence de dolmens sur les plateaux calcaires qui bordent l'Ardèche l'attestent. Mais il est difficile de dire quand l'homme s'est installé sur les lieux actuels du village. Des fouilles et des découvertes permettent toutefois de savoir qu'au IIIème siècle avant J.C. existait un village gaulois, et qu'un village gallo-romain et son cimetière auprès desquels passait une voie romaine a subsisté jusqu'au IVème ou Vème siècle après J.C. On ne sait rien de la période suivante qui a été l'époque des invasions barbares.

C'est autour de ce lieu qui fût clos et fortifié, et dont on peut voir la porte d'entrée (Place de l'Église à droite) que s'est organisé, au cours des siècles, le vieux village de RUOMS, L'église construite en forme de croix latine est plus récente (XIème  - XIIème siècle). De style roman pur elle fut remaniée et on y adjoignit 2 nefs, celle de droite au XVIème siècle et celle de gauche au XIXème siècle. Elle fut d'ailleurs fortifiée (façade sud) ainsi que le village qui s'entoura de remparts ceci vraisemblablement au XlVème siècle au moment de la guerre de cent ans. Il y avait 7 tours dont 6 subsistent (5 rue des Tournelles, 1 Place de la République). On accédait dans l'enceinte par 2 portes l'une à l'est bien conservée, l'autre à l'ouest visible mais sur laquelle on a construit une habitation.

Par contre on connaît la date approximative de la fondation du village actuel, fin du Xème siècle peu avant l'an mil, dont le coeur est la Chapelle Notre dame des Pommiers et son enclos. A la suite d'une donation aux BÉNÉDICTINS DE CLUNY, faite par un riche propriétaire terrien : LE SIEUR SEGUIN, a été créé un prieuré clunisien. Il est probable que la chapelle actuelle fut construite sur l'emplacement, ou proche d'une ancienne chapelle carolingienne (VIIème siècle), car il existe des médaillons en réemploi sur la porte de celle-ci, (SAINT-MARC et SAINT MATHIEU). On peut apercevoir dans l'enclos les restes du cloître. Cet emplacement est devenu un cimetière où dès le haut moyen-âge on enterrait les chrétiens.

Dans ce vieux bourg où les Ruomsois ont vécu exclusivement jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, on peut voir quelques belles maisons Renaissance, la maison dite du Baron près de la porte ouest, construite par le seigneur de CHAUSSY venu se mettre à l'abri des remparts pendant les guerres de religion, la maison du notaire avec une cage d'escalier en forme de tour, la maison des gardes décorée d'une fresque murale, Il y avait aussi la maison de la Justice qu on reconnaît à un linteau où sont gravées une balance, une croix et une clé, car les prieurs successifs furent seigneurs et maîtres du village jusqu'à la révolution où le prieuré ruiné par des luttes intestines fut vendu comme bien national.

Et RUOMS sortit peu à peu de ses remparts à mesure que s'instaurait l'ère industrielle qui vit la création des Brasseries, des usines textiles et l'exploitation intensive des carrières, La rue nationale se créa à cette époque et la 7 ème tour disparut.